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Stocks de poissons et limites écologiques

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Correction

Épuisement des ressources et soutenabilité

Sujet 23-SESJ1NC1 · Tristan Gaudiaut, Statista, 2018 · Stocks de poissons marins dans le monde

À l’aide des données du document, caractérisez l’évolution de l’état des stocks de poissons sous-exploités entre 2000 et 2015.

Réponse rédigée. Dans le monde, la part des stocks de poissons marins sous-exploités diminue fortement entre 2000 et 2015. Elle passe de 25,4 % à 7,1 %, soit une baisse de 18,3 points de pourcentage. Elle est ainsi divisée par environ 3,6, ce qui représente une diminution d’environ 72 %. En 2015, seuls 7,1 % des stocks considérés sont donc sous-exploités, contre environ un quart en 2000.

Calculs utiles. 7,1 − 25,4 = −18,3 points. [(7,1 − 25,4) / 25,4] × 100 ≈ −72 %. Le graphique porte sur la répartition des stocks selon leur état d’exploitation, pas sur une quantité totale de poissons.

À l’aide des données du document et de vos connaissances, montrez que la croissance soutenable se heurte à l’épuisement des ressources.

Argument. La croissance économique se heurte à l’épuisement des ressources naturelles lorsque leur utilisation compromet leur disponibilité future. Cette limite concerne aussi bien les ressources non renouvelables que les ressources renouvelables surexploitées.

Explication. Produire davantage exige généralement des matières premières et de l’énergie. Les stocks de ressources non renouvelables, comme les combustibles fossiles, sont finis à l’échelle humaine : leur extraction les réduit. Les ressources renouvelables, comme les poissons, peuvent se reconstituer, mais seulement si les prélèvements restent compatibles avec leur reproduction. Lorsque les captures dépassent durablement cette capacité, les populations diminuent et peuvent s’effondrer. Les ressources halieutiques présentent les caractéristiques d’un bien commun : les captures d’un pêcheur réduisent les possibilités des autres, tandis que l’exclusion des usagers peut être difficile. En l’absence de règles efficaces, chacun peut être incité à prélever rapidement sans prendre suffisamment en compte l’effet collectif sur le renouvellement du stock. La production présente menace alors les activités et les besoins futurs.

Illustration. Le document montre que la part des stocks sous-exploités passe de 25,4 % en 2000 à 7,1 % en 2015. Parallèlement, celle des stocks surexploités augmente de 27,4 % à 33,1 %, soit 5,7 points supplémentaires. En 2015, 59,8 % des stocks sont exploités au rendement maximal durable et 33,1 % sont surexploités : 92,9 % sont donc exploités à ce seuil ou au-delà. Les marges d’augmentation durable des captures sont limitées.

Repères de correction. Expliquer pourquoi une ressource renouvelable peut s’épuiser. Ne pas dire que 92,9 % des stocks sont surexploités : l’exploitation au rendement maximal durable et la surexploitation sont deux situations distinctes. Le document ne mesure pas une baisse de 72 % du nombre total de poissons.