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Les contributions à la croissance économique

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Correction

Sources de la croissance économique

Sujet 24-SESJ2JA1 · D’après OCDE, 2022 · Croissance et contributions en 2021

À l’aide des données du document, vous comparerez les contributions à la croissance en France et aux États-Unis.

Réponse rédigée. En 2021, le facteur travail contribue davantage à la croissance en France qu’aux États-Unis : 5,9 points de pourcentage contre 3,4 points, soit 2,5 points d’écart. La contribution du capital est identique dans les deux pays, à 0,8 point. En revanche, la productivité globale des facteurs contribue à hauteur de 1,6 point à la croissance américaine, contre une contribution nulle en France. La croissance française, de 6,8 %, repose donc davantage sur le travail que celle des États-Unis, de 5,9 %, où les gains de PGF jouent aussi un rôle.

Lecture à retenir. Une contribution de 5,9 points ne signifie pas que la quantité de travail augmente de 5,9 %. Les légers écarts entre la somme des contributions et la croissance totale proviennent des arrondis signalés dans le sujet.

À l’aide de vos connaissances et du document, vous distinguerez les sources de la croissance des pays observés.

Argument. La croissance peut provenir de l’augmentation des quantités de facteurs de production mobilisées, appelée composante extensive, et d’une utilisation plus efficace de ces facteurs, appelée composante intensive. Les deux sources se combinent différemment selon les pays.

Explication. La mobilisation de davantage de travail, par l’emploi ou les heures travaillées, permet de produire davantage. L’investissement accroît le capital productif disponible, comme les machines et les bâtiments. Ces apports relèvent de la composante extensive. La croissance peut aussi résulter d’une hausse de la productivité globale des facteurs : à quantités de travail et de capital données, l’économie produit davantage grâce à une combinaison plus efficace des facteurs. Le progrès technique, issu notamment des innovations, contribue à cette hausse. La PGF ne se confond donc pas avec la seule productivité du travail.

Illustration. En France, la croissance de 6,8 % s’explique, dans le tableau, par les contributions du travail, de 5,9 points, et du capital, de 0,8 point, la PGF ne contribuant pas à la croissance mesurée. Aux États-Unis, les facteurs travail et capital apportent respectivement 3,4 et 0,8 point, auxquels s’ajoute une contribution de la PGF de 1,6 point. Au Danemark, les contributions sont de 2,7 points pour le travail, 0,5 pour le capital et 1,6 pour la PGF, pour une croissance de 4,9 %. En Allemagne, elles atteignent respectivement 1,3, 0,3 et 1 point, pour une croissance de 2,6 %. La composante extensive domine dans les quatre pays, mais la composante intensive intervient dans trois d’entre eux et occupe une place relative particulièrement importante en Allemagne.

Repères de correction. Distinguer les deux sources et mobiliser les quatre pays. Une contribution nulle de la PGF en France en 2021 ne signifie ni absence d’innovation, ni productivité nulle. Une seule année ne suffit pas à caractériser durablement le modèle de croissance d’un pays.