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Productivité des entreprises et exportations

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Productivité des firmes et exportations

Sujet 21-SESJ2G11 · Ministère de l’Économie, Les ETI, 2010 · France, 2007

Comparez les performances présentées dans le document des PME et des grandes entreprises en France en 2007.

Réponse rédigée. En France en 2007, dans le secteur marchand hors agriculture et activités financières, les grandes entreprises présentent des performances supérieures à celles des PME pour les quatre indicateurs. Leur valeur ajoutée par salarié est de 80 000 euros, contre 51 000 euros pour les PME, soit environ 1,6 fois plus. Leurs exportations moyennes par salarié atteignent 93 000 euros, contre 17 000 euros, soit environ 5,5 fois plus. De plus, 63 % des grandes entreprises exportent, contre 15 % des PME, soit un écart de 48 points de pourcentage. Enfin, les exportations représentent 24 % du chiffre d’affaires des grandes entreprises, contre 10 % pour les PME, soit 14 points de plus.

Calculs utiles. 80 / 51 ≈ 1,57 ; 93 / 17 ≈ 5,47. La « proportion d’entreprises exportatrices » et la « part du chiffre d’affaires réalisée à l’exportation » n’ont pas le même dénominateur.

À l’aide du document et de vos connaissances, vous expliquerez en quoi le niveau de productivité des firmes peut expliquer leur capacité à exporter.

Argument. Une productivité élevée facilite l’exportation parce qu’elle permet de supporter les coûts de l’accès aux marchés étrangers tout en restant compétitif et rentable.

Explication. La productivité du travail mesure la production réalisée par unité de travail ; le document l’approche par la valeur ajoutée par salarié. À rémunération du travail donnée, une productivité plus élevée réduit le coût salarial par unité produite. La firme peut alors proposer des prix plus attractifs ou conserver une marge plus élevée. Cette marge compte car exporter entraîne des coûts supplémentaires : transport, recherche de clients, adaptation aux normes, démarches administratives ou mise en place d’un réseau commercial. Certains de ces coûts doivent être engagés avant même de vendre. Les entreprises les plus productives peuvent plus facilement les couvrir avec les recettes attendues à l’étranger. Leurs ressources peuvent également financer des améliorations de qualité ou des services qui renforcent leur compétitivité hors prix.

Illustration. Le document associe une productivité plus élevée des grandes entreprises à une présence plus forte sur les marchés étrangers : leur valeur ajoutée par salarié atteint 80 000 euros, contre 51 000 euros pour les PME, et 63 % d’entre elles exportent, contre 15 % des PME. Les ETI occupent une position intermédiaire sur ces deux indicateurs, avec 66 000 euros de valeur ajoutée par salarié et 48 % d’entreprises exportatrices. Ces données sont cohérentes avec l’idée qu’une productivité élevée facilite l’accès à l’exportation.

Repères de correction. La réponse doit expliquer les coûts de l’exportation, au-delà du simple constat statistique. Une forte productivité ne signifie pas de faibles salaires. Les moyennes par catégorie n’établissent pas une règle valable pour chaque entreprise ; d’autres facteurs, comme la taille et le secteur d’activité, interviennent aussi.