Argument. Les pays tendent à se spécialiser dans les productions pour lesquelles leurs dotations factorielles et technologiques leur procurent un avantage comparatif, c’est-à-dire un coût relatif de production plus faible.
Explication. Les dotations factorielles désignent les ressources productives disponibles, notamment le travail et le capital. Leur abondance relative contribue à déterminer leur coût relatif. Un pays relativement bien doté en capital est ainsi avantagé dans les productions qui l’utilisent intensivement ; un pays relativement abondant en travail peu qualifié peut être avantagé dans certaines productions intensives en ce type de travail, comme la confection. Les dotations technologiques désignent les connaissances et techniques maîtrisées. Une avance technologique et une main-d’œuvre qualifiée permettent de produire certains biens plus efficacement ou avec une qualité supérieure, ce qui favorise leur exportation. Les dépenses de R&D contribuent à construire ces capacités et à faire évoluer les avantages comparatifs.
Illustration. Le document fait apparaître un effort de R&D bien plus élevé en Corée du Sud qu’au Nigeria : 4,53 % du PIB contre 0,13 % en 2019. Cette différence est cohérente avec une capacité plus importante à développer des technologies avancées. Les produits de haute technologie représentent effectivement une part bien supérieure des exportations manufacturières sud-coréennes : 32,4 %, contre 1,5 % au Nigeria. L’exemple illustre donc le rôle possible des capacités technologiques dans la spécialisation exportatrice.
Repères de correction. Traiter les dotations factorielles et technologiques, même si le document renseigne surtout la dimension technologique. La R&D mesure un effort, pas directement un stock de connaissances. Le graphique ne renseigne ni les dotations factorielles des deux pays, ni l’ensemble de leurs exportations : il ne suffit pas à déterminer précisément la spécialisation générale du Nigeria.