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Correction

Dotations et spécialisations internationales

Sujet 22-SESJ2AN1 · D’après Banque mondiale, 2021 · Données de 2019

À l’aide des données du document, vous comparerez les données en matière d’exportations de haute technologie et de dépenses de recherche et développement de la Corée du Sud et du Nigeria en 2019.

Réponse rédigée. En 2019, les exportations de haute technologie représentent 32,4 % des exportations de produits manufacturés de la Corée du Sud, contre 1,5 % de celles du Nigeria. Leur part est donc supérieure de 30,9 points de pourcentage en Corée du Sud et y est 21,6 fois plus élevée. La Corée du Sud consacre également une part beaucoup plus importante de son PIB à la recherche et développement : 4,53 %, contre 0,13 % au Nigeria, soit 4,40 points de plus et une part environ 35 fois supérieure.

Calculs utiles. 32,4 / 1,5 = 21,6 ; 4,53 / 0,13 ≈ 34,8. Ces rapports comparent des parts, pas les montants absolus des exportations ou des dépenses de R&D.

À l’aide des données du document et de vos connaissances, vous montrerez que les dotations factorielles et technologiques permettent d’expliquer les spécialisations internationales.

Argument. Les pays tendent à se spécialiser dans les productions pour lesquelles leurs dotations factorielles et technologiques leur procurent un avantage comparatif, c’est-à-dire un coût relatif de production plus faible.

Explication. Les dotations factorielles désignent les ressources productives disponibles, notamment le travail et le capital. Leur abondance relative contribue à déterminer leur coût relatif. Un pays relativement bien doté en capital est ainsi avantagé dans les productions qui l’utilisent intensivement ; un pays relativement abondant en travail peu qualifié peut être avantagé dans certaines productions intensives en ce type de travail, comme la confection. Les dotations technologiques désignent les connaissances et techniques maîtrisées. Une avance technologique et une main-d’œuvre qualifiée permettent de produire certains biens plus efficacement ou avec une qualité supérieure, ce qui favorise leur exportation. Les dépenses de R&D contribuent à construire ces capacités et à faire évoluer les avantages comparatifs.

Illustration. Le document fait apparaître un effort de R&D bien plus élevé en Corée du Sud qu’au Nigeria : 4,53 % du PIB contre 0,13 % en 2019. Cette différence est cohérente avec une capacité plus importante à développer des technologies avancées. Les produits de haute technologie représentent effectivement une part bien supérieure des exportations manufacturières sud-coréennes : 32,4 %, contre 1,5 % au Nigeria. L’exemple illustre donc le rôle possible des capacités technologiques dans la spécialisation exportatrice.

Repères de correction. Traiter les dotations factorielles et technologiques, même si le document renseigne surtout la dimension technologique. La R&D mesure un effort, pas directement un stock de connaissances. Le graphique ne renseigne ni les dotations factorielles des deux pays, ni l’ensemble de leurs exportations : il ne suffit pas à déterminer précisément la spécialisation générale du Nigeria.