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Commerce automobile entre pays comparables · 2017–2019

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Correction

Échanges de véhicules entre pays comparables de 2017 à 2019

Sujet 23-SESJ1LR1 · Les Profils Pays du CEPII, 2022 · Moyenne 2017-2019

À l’aide des données du document, vous comparerez la répartition des exportations françaises et allemandes de véhicules.

Réponse rédigée. En moyenne entre 2017 et 2019, les exportations françaises de véhicules sont principalement composées de véhicules de gamme moyenne, qui en représentent 48 %, contre 27 % des exportations allemandes, soit 21 points de plus. Le bas de gamme occupe également une place plus importante dans les exportations françaises : 29 %, contre 8 % en Allemagne, soit 21 points d’écart. À l’inverse, les exportations allemandes sont très majoritairement orientées vers le haut de gamme, qui en représente 65 %, contre 22 % en France, soit 43 points de plus. La structure française est donc davantage tournée vers les gammes moyenne et basse, tandis que la structure allemande est dominée par le haut de gamme.

Lecture à retenir. Les pourcentages se lisent par ligne : 65 % des exportations allemandes de véhicules relèvent du haut de gamme. Cela ne signifie pas que l’Allemagne réalise 65 % des exportations mondiales de véhicules haut de gamme. Les totaux peuvent différer de 100 % en raison des arrondis.

À l’aide des données du document et de vos connaissances, vous expliquerez les échanges de véhicules entre pays comparables.

Argument. Les échanges de véhicules entre pays comparables s’expliquent par la différenciation des produits et par l’organisation internationale de leur production. Des pays proches économiquement ne produisent pas nécessairement les mêmes modèles ni les mêmes gammes.

Explication. La différenciation verticale permet aux constructeurs de proposer des véhicules de niveaux de qualité et de prix différents. Les préférences et les revenus des consommateurs étant divers dans chaque pays, une production nationale tournée vers certaines gammes n’empêche pas l’importation des autres. La différenciation horizontale explique les échanges de modèles d’une qualité comparable : les acheteurs peuvent préférer un style, une marque ou des caractéristiques techniques particulières. Produire chaque modèle pour plusieurs marchés permet en outre de répartir les coûts fixes de conception et d’équipement sur un plus grand nombre de véhicules. Enfin, la fragmentation de la chaîne de valeur peut conduire des usines situées dans différents pays à échanger moteurs, équipements et autres composants avant l’assemblage.

Illustration. Le tableau révèle des orientations distinctes : le haut de gamme représente 65 % des exportations allemandes de véhicules, contre 22 % des exportations françaises, tandis que la gamme moyenne représente 27 % des exportations allemandes et 48 % des exportations françaises. Les importations présentent également des structures différentes : le haut de gamme représente 41 % des importations françaises, alors que la gamme moyenne représente 45 % des importations allemandes. Ces compositions sont cohérentes avec des échanges de véhicules différenciés entre économies comparables, sans renseigner directement les flux bilatéraux.

Repères de correction. Relier les différences de gamme à la différenciation verticale et la diversité des modèles à la différenciation horizontale. Ne pas affirmer que tous les véhicules importés par la France proviennent d’Allemagne, ni l’inverse. Le tableau ne permet pas non plus de mesurer les échanges de composants ou les soldes commerciaux.