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Fluctuations de l’activité et chômage

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Correction

Fluctuations économiques et chômage conjoncturel

Sujet 23-SESJ2PO1 · D’après INSEE, enquêtes Emploi et séries longues, 17 mai 2022

À l’aide des données du document, vous montrerez comment a évolué le taux de chômage de 2006 à 2010.

Réponse rédigée. Entre 2006 et 2010, le taux de chômage évolue en deux grandes phases. Il diminue d’abord, passant d’environ 9,2 % des actifs en 2006 à un minimum voisin de 7,2 % au début de 2008, soit une baisse d’environ 2 points de pourcentage. Il augmente ensuite fortement pour atteindre environ 9,5 % vers la fin de 2009, soit une hausse d’environ 2,3 points par rapport au minimum de 2008. Au cours de l’année 2010, il se stabilise autour de 9,2 % à 9,4 %. La période est donc marquée par une baisse suivie d’une remontée, et non par une hausse continue.

Lecture à retenir. Les valeurs sont approximatives et la courbe comporte plusieurs observations par année. Il ne faut pas transformer les valeurs de certains trimestres en moyennes annuelles, ni confondre une hausse de 2,3 points avec une hausse de 2,3 %.

À l’aide des données du document et de vos connaissances, vous expliquerez les effets des fluctuations de l’activité économique sur le chômage conjoncturel.

Argument. Le chômage conjoncturel dépend des fluctuations de l’activité économique : une dégradation de la demande et de la production tend à l’augmenter, tandis qu’une reprise suffisamment forte peut le réduire.

Explication. Lorsque la consommation, l’investissement ou les exportations diminuent, les entreprises anticipent moins de débouchés. Elles réduisent alors leur production et leurs besoins de travail. Elles peuvent commencer par diminuer les heures supplémentaires, ne pas renouveler certains contrats ou suspendre les recrutements ; si la baisse de l’activité persiste, elles peuvent licencier. Les entrées au chômage augmentent et les possibilités d’en sortir se réduisent. Inversement, l’amélioration des débouchés incite les entreprises à accroître leur production, puis à embaucher lorsque leurs capacités existantes ne suffisent plus. Le chômage peut ainsi diminuer. Cet ajustement n’est pas immédiat : les entreprises modifient aussi les heures travaillées et l’utilisation de leurs effectifs. L’effet de la croissance sur le chômage dépend également des gains de productivité et de l’évolution de la population active.

Illustration. Le document montre une baisse du taux de chômage d’environ 9,2 % en 2006 à 7,2 % au début de 2008, puis une remontée jusqu’à environ 9,5 % fin 2009. La forte hausse de 2008-2009 s’inscrit dans le contexte de la crise économique : la contraction des débouchés et de la production accroît les difficultés d’accès à l’emploi. La courbe illustre ainsi la sensibilité du chômage à la conjoncture, même si elle ne présente pas directement l’évolution du PIB.

Repères de correction. Expliquer les deux sens de la relation et distinguer chômage conjoncturel et structurel. Une hausse de la production ne garantit pas immédiatement une baisse du taux de chômage. Le graphique ne permet pas de mesurer séparément les deux composantes du chômage.