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Chômage, emplois vacants et appariement

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Correction

Appariement et chômage

Sujet 25-SESJ2AN1 · D’après DARES et INSEE · France hors Mayotte, données trimestrielles

À l’aide des données du document, caractérisez l’évolution du taux de chômage depuis 2011.

Réponse rédigée. En France hors Mayotte, le taux de chômage diminue globalement entre 2011 et la fin de la période représentée, en 2023, mais son évolution n’est pas continue. Il passe d’environ 9,1 % des actifs à environ 7,5 %, soit une baisse d’environ 1,6 point de pourcentage. Il augmente d’abord jusqu’à environ 10,5 % en 2013, puis reste proche de 10 % à 10,5 % jusqu’en 2015. Il recule ensuite pour atteindre environ 8 % avant les fortes fluctuations de 2020, où il descend près de 7,1 % avant de remonter autour de 9 %. Après 2020, il baisse de nouveau vers 7 % en 2022, puis remonte légèrement jusqu’à environ 7,5 % en 2023.

Lecture à retenir. Le taux de chômage correspond à la courbe continue et à l’axe de gauche. La baisse observée pendant le confinement de 2020 ne traduit pas à elle seule une amélioration de l’emploi : des personnes empêchées de rechercher un travail ont été comptabilisées comme inactives. [3]

À l’aide des données du document et de vos connaissances, expliquez comment les problèmes d’appariement sont source de chômage.

Argument. Les difficultés d’appariement, c’est-à-dire de mise en correspondance des offres d’emploi et des personnes qui recherchent un travail, expliquent qu’un chômage puisse persister alors que des postes sont vacants.

Explication. Les qualifications des candidats peuvent ne pas correspondre aux compétences demandées par les entreprises : un poste de technicien ne peut pas nécessairement être pourvu par un demandeur d’emploi sans formation adaptée. Il existe aussi des inadéquations géographiques lorsque les postes et les candidats se trouvent dans des territoires différents et que la mobilité est limitée par le logement, les transports ou les contraintes familiales. Enfin, la circulation imparfaite de l’information et le temps nécessaire pour chercher un emploi, sélectionner un candidat et réaliser les entretiens créent des frictions. Ces difficultés peuvent retarder ou empêcher le recrutement, même lorsque des entreprises souhaitent embaucher. Elles contribuent au chômage structurel.

Illustration. Le document montre la coexistence d’un chômage encore important et de postes vacants. En 2022, le taux d’emplois vacants dépasse 3 % et approche ponctuellement 3,5 %, tandis que le taux de chômage reste autour de 7 % à 7,5 %. Les emplois disponibles ne sont donc pas tous immédiatement pourvus malgré la présence de demandeurs d’emploi. Cette coexistence est compatible avec des difficultés d’appariement, sans permettre d’attribuer tout le chômage à cette seule cause.

Repères de correction. Présenter les frictions, l’inadéquation des qualifications et l’inadéquation spatiale. Le taux d’emplois vacants se lit sur l’axe de droite : son dénominateur est l’ensemble des emplois occupés et vacants, pas la population active. Les deux taux ne se soustraient pas pour calculer un « chômage résiduel ».