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Structure socioprofessionnelle et sexe de 1982 à 2020

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Correction

Élévation des qualifications et féminisation des emplois

Sujet 22-SESJ1ME3 · INSEE, enquête Emploi, 2021 · Personnes en emploi de 15 ans et plus, France hors Mayotte

À l’aide du document, caractérisez l’évolution de la structure socioprofessionnelle des femmes entre 1982 et 2020.

Réponse rédigée. Entre 1982 et 2020, la structure socioprofessionnelle des femmes en emploi se transforme au profit des cadres et des professions intermédiaires. La part des cadres passe de 4 % à 17,9 %, soit une hausse de 13,9 points, et celle des professions intermédiaires de 19,8 % à 29 %, soit 9,2 points supplémentaires. À l’inverse, la part des employées recule de 46,8 % à 39,9 %, même si elles restent la catégorie la plus nombreuse. Celle des ouvrières diminue de 15,1 % à 7,9 %, celle des agricultrices exploitantes de 6,7 % à 0,7 % et celle des artisanes, commerçantes et cheffes d’entreprise de 7,2 % à 4,2 %.

Lecture à retenir. Chaque colonne « Femmes » totalise 100 % : 17,9 % signifie que cette part des femmes en emploi sont cadres en 2020, et non que les femmes représentent 17,9 % des cadres. Le champ du tableau porte sur l’emploi, malgré la mention de « population active » dans son titre.

À l’aide de vos connaissances et du document, vous expliquerez deux évolutions de la structure socioprofessionnelle entre 1982 et 2020.

Argument. Deux évolutions majeures sont l’élévation de la qualification des emplois et la féminisation de la population en emploi.

Explication. L’élévation des qualifications est liée à l’allongement des études et à la diffusion des diplômes, qui permettent à davantage de personnes d’accéder à des professions qualifiées. Elle accompagne aussi l’évolution des besoins productifs : les fonctions techniques, de conception, de gestion, de santé ou d’enseignement se développent. La féminisation correspond à l’augmentation de la part des femmes dans l’emploi. Elle s’explique notamment par leurs progrès scolaires, les transformations des normes familiales et professionnelles et l’essor d’activités de services dans lesquelles les femmes sont nombreuses. Ces transformations favorisent leur participation à l’emploi et leur accès aux professions qualifiées, sans faire disparaître les inégalités avec les hommes.

Illustration. Pour l’ensemble des personnes en emploi, les cadres passent de 7,8 % à 20,4 % et les professions intermédiaires de 19,5 % à 26 %. Ensemble, ces deux groupes représentent 46,4 % des emplois en 2020, contre 27,3 % en 1982. Par ailleurs, le nombre de femmes en emploi passe de 9,243 à 13,110 millions, alors que l’emploi total passe de 22,843 à 26,995 millions. Leur part augmente donc d’environ 40,5 % à 48,6 %, soit près de 8,1 points. Ces données illustrent les deux évolutions retenues.

Calcul et repères de correction. Part des femmes : (9 243 / 22 843) × 100 ≈ 40,5 % ; (13 110 / 26 995) × 100 ≈ 48,6 %. Ne pas confondre cette proportion avec le taux d’emploi des femmes. Une baisse de la part des employées parmi les femmes n’infirme pas la féminisation de l’emploi total.