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Mobilité sociale des femmes et des hommes

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Mobilité sociale des femmes et des hommes

Sujet 21-SESJ2G11 · INSEE, France portrait social, 2019 · Mobilité observée en 2015

À l’aide des données du document, comparez la mobilité verticale des hommes et des femmes par rapport à leur père.

Réponse rédigée. En France métropolitaine en 2015, parmi les Français de 35 à 59 ans en emploi ou ayant travaillé, la mobilité verticale par rapport au père concerne environ 43 % des hommes et 47 % des femmes. Sa composition diffère toutefois nettement selon le sexe. Environ 28 % des hommes connaissent une mobilité ascendante, contre 22 % des femmes, soit près de 6 points de plus. À l’inverse, les trajectoires descendantes concernent environ 15 % des hommes, contre 25 % des femmes, soit près de 10 points de moins. L’ascension domine donc chez les hommes, tandis que les femmes sont un peu plus souvent en mobilité descendante qu’ascendante par rapport à leur père.

Calculs utiles. Mobilité verticale = mobilité ascendante + mobilité descendante : environ 28 + 15 = 43 % chez les hommes et 22 + 25 = 47 % chez les femmes. Il ne faut pas y ajouter la mobilité non verticale.

À l’aide des données du document et de vos connaissances, montrez quelles sont les spécificités de la mobilité sociale des hommes et des femmes, par rapport à leurs pères et à leurs mères.

Argument. La mobilité sociale intergénérationnelle, mesurée par la comparaison des catégories socioprofessionnelles entre enfants et parents, présente des différences selon le sexe et le parent de référence. Les femmes connaissent des trajectoires plus favorables par rapport à leur mère que par rapport à leur père.

Explication. Les mères des générations étudiées occupaient plus souvent des emplois peu qualifiés et disposaient d’un accès plus limité aux positions supérieures. Le développement des emplois qualifiés et les progrès scolaires et professionnels des femmes ont permis aux filles d’occuper plus souvent une position supérieure à celle de leur mère. En revanche, leurs pères occupaient en moyenne des positions plus élevées que leurs mères. Les inégalités persistantes entre femmes et hommes dans l’accès aux professions qualifiées contribuent donc à rendre la comparaison avec le père moins favorable aux femmes. La structure des emplois à chaque génération influe ainsi sur les mobilités observées.

Illustration. En 2015, environ 40 % des femmes connaissent une mobilité ascendante par rapport à leur mère et 12 % une mobilité descendante. Par rapport à leur père, les proportions sont d’environ 22 % et 25 %. Les hommes comparés à leur père présentent, eux, environ 28 % d’ascension et 15 % de déclassement. La mobilité totale est aussi plus fréquente pour les femmes, autour de 70 % par rapport à chacun des parents, que pour les hommes comparés à leur père, autour de 65 %.

Repères de correction. Distinguer mobilité totale et verticale, ainsi que parent de référence. Le document fournit trois comparaisons : hommes/père, femmes/mère et femmes/père ; il ne renseigne pas les hommes par rapport à leur mère. Une mobilité observée plus forte ne démontre pas, à elle seule, une plus grande égalité des chances.