1. L’intégration européenne construit un espace économique commun
a. Le marché unique organise les quatre libertés de circulation
L’ désigne le rapprochement progressif de plusieurs économies nationales par la suppression d’obstacles aux échanges et l’adoption de règles communes. Elle résulte de choix politiques qui rendent les marchés interdépendants et confient certaines compétences à des institutions communes. L’Union européenne en constitue une forme avancée : ses vingt-sept États membres partagent un cadre juridique, un budget et plusieurs politiques sans former un État fédéral. Leur participation différenciée à certains dispositifs explique que l’Union européenne et la ne se confondent pas.
La construction européenne a d’abord reposé sur une . Les droits de douane ont été supprimés entre les États membres et un tarif extérieur commun a été appliqué aux produits du reste du monde. Les pays participants mènent de cette façon une partie de leur politique commerciale ensemble. La suppression des droits de douane ne suffisait toutefois pas à établir un marché commun : une norme technique particulière ou une procédure administrative coûteuse pouvait encore défavoriser un produit venu d’un autre État membre.
Le , entré en vigueur en 1993 et progressivement approfondi depuis, cherche à lever ces cloisonnements. Il repose sur les : celle des biens, des services, des capitaux et des personnes. Une entreprise établie dans un État membre peut vendre plus facilement dans les autres, un épargnant peut financer un projet situé ailleurs dans l’Union et un citoyen européen peut étudier, travailler ou s’installer dans un autre pays membre sous les conditions prévues par le droit européen. Ces libertés sont liées. La fourniture d’un service à l’étranger, par exemple, peut nécessiter le déplacement temporaire de travailleurs et la circulation de capitaux.