François Hollande est élu le 6 mai 2012 avec 51,6 % des suffrages face à Nicolas Sarkozy. Il promet une « présidence normale », formule destinée à rompre avec l’hyperprésidence attribuée à son prédécesseur. Son mandat s’ouvre pourtant dans une conjoncture difficile : croissance faible, chômage élevé et contraintes budgétaires européennes. Après une première phase marquée par des hausses d’impôts, le gouvernement engage à partir de 2013-2014 une politique davantage tournée vers la compétitivité des entreprises, notamment avec le CICE puis le pacte de responsabilité.
Le quinquennat est aussi traversé par d’importants conflits sociaux et culturels. La loi du 17 mai 2013 ouvre le mariage aux couples de même sexe et suscite les grandes mobilisations de la Manif pour tous. La loi Travail de 2016 provoque de nouvelles manifestations. Surtout, les attentats de janvier et novembre 2015 puis celui de Nice en 2016 placent la sécurité au centre du mandat. L’état d’urgence est instauré après le 13 novembre et prolongé à plusieurs reprises.
Hollande renonce en décembre 2016 à briguer un second mandat, situation inédite sous la Ve République pour un président sortant en capacité juridique de se représenter. La faiblesse de sa popularité et les divisions du Parti socialiste contribuent directement à la recomposition politique de 2017. Son quinquennat montre combien les contraintes économiques, sécuritaires et partisanes peuvent défaire le projet initial d’une présidence. Le quinquennat Hollande est aussi profondément marqué par les attentats de 2015 et par l’intervention militaire au Mali à partir de 2013, qui déplacent le centre de gravité de la présidence vers les questions de sécurité.
