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FICHE 81 / 238

L’Iran dans la guerre de Syrie : réseaux régionaux et soutien au régime de Damas

L’Iran considère la Syrie comme un allié stratégique depuis les années 1980. Lorsque le régime Assad est menacé en 2011, Téhéran lui apporte une aide financière, logistique et militaire croissante. Le Corps des gardiens de la révolution conseille les forces syriennes et coordonne des réseaux de combattants alliés. Le Hezbollah libanais intervient directement, notamment lors de la bataille de Qousseir en 2013.

Pour l’Iran, la défense de Damas répond à plusieurs objectifs : préserver un corridor vers le Hezbollah, empêcher l’arrivée d’un gouvernement hostile et maintenir une profondeur stratégique face à Israël et aux États-Unis. Cette présence accroît en retour les tensions avec Israël, qui mène de nombreuses frappes contre des infrastructures et transferts d’armes liés à l’Iran en Syrie. L’engagement iranien montre comment une guerre civile peut devenir le support d’une stratégie régionale fondée sur des alliances et des acteurs armés partenaires.

L’intervention accentue néanmoins le coût financier et humain de cette stratégie pour Téhéran. Elle rend aussi la présence iranienne plus visible, ce qui transforme la Syrie en théâtre régulier de la confrontation indirecte entre Israël et l’Iran. Le Corps des gardiens de la révolution, le Hezbollah libanais et plusieurs milices chiites transnationales donnent à l’engagement iranien une profondeur qui dépasse l’aide bilatérale classique.