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FICHE 214 / 238

Les attentats du 13 novembre 2015 : la France frappée par une opération terroriste de masse

Le 13 novembre 2015, plusieurs commandos liés à l’organisation État islamique mènent des attaques coordonnées à Paris et Saint-Denis. Trois kamikazes se font exploser près du Stade de France ; d’autres assaillants mitraillent des terrasses de cafés et de restaurants ; un troisième groupe attaque la salle du Bataclan pendant un concert. Cent trente personnes sont tuées et plusieurs centaines blessées. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier en France depuis la Seconde Guerre mondiale.

L’opération est préparée par une cellule franco-belge connectée à Daech en Syrie. Elle illustre la capacité de l’organisation à combiner sanctuaire territorial au Moyen-Orient, combattants européens et réseaux logistiques locaux. Les attaques surviennent alors que la France participe à la coalition contre Daech en Irak et vient d’étendre ses frappes à la Syrie.

François Hollande décrète l’état d’urgence dans la nuit du 13 au 14 novembre. Les contrôles, perquisitions administratives et mesures de surveillance sont renforcés. La France intensifie également ses opérations militaires contre Daech. Le 13 novembre devient un repère majeur de la mémoire collective française : il transforme durablement les politiques de sécurité, la perception du risque terroriste et les débats sur les libertés publiques. Les attentats du 13 novembre sont revendiqués par Daech et coordonnés depuis un réseau franco-belge lié à la Syrie, montrant la connexion entre théâtre moyen-oriental et menace intérieure européenne.