La conscience est-elle un obstacle au bonheur ?
Oui, la conscience de notre condition nous rend malheureux
La conscience de notre mortalité nous rend malheureux
Pascal remarque que les hommes sont très souvent incapables de rester seuls avec leurs pensées. Être inactif, rester seul dans une chambre, les laissent en proie à des pensées négatives car alors ils s'interrogent sur leur existence. Ils prennent consciences de leur nature mortelle, s'interrogent sur le sens de leur vie, s'inquiètent de la souffrance et de la mort. Cela les pousse à une certaine mélancolie. C’est pourquoi, selon Pascal, les hommes ont tendance à chercher à s'occuper pour ne pas penser à leur condition de mortel. C’est ce qu’il appelle le divertissement qu'il faut entendre en un sens large. Le mot divertissement vient du verbe latin divertere qui signifie « détourner ».
« Mais quand j’ai pensé de plus près, et qu'après avoir trouvé la cause de tous nos malheurs, j'ai voulu en découvrir la raison, j'ai trouvé qu’il y en a une, bien effective, qui consiste dans le malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable que rien ne peut nous consoler, lorsque nous y pensons de plus près. »
Pascal, Pensées
