Corrigé. Le nombre de faits enregistrés augmente de 900 − 720 = 180. Le taux de variation s’obtient en rapportant cette différence à la valeur initiale : 180 ÷ 720 × 100 = 25 %. Les données indiquent donc une hausse de 25 % des faits enregistrés par les services de sécurité.
Cette augmentation ne permet cependant pas, à elle seule, de conclure que le nombre réel d’infractions subies dans le territoire a progressé dans les mêmes proportions. Les données administratives dépendent notamment des plaintes déposées, des signalements, des contrôles, des procédures d’enregistrement et, pour certaines catégories, de l’intensité de l’activité des services.
Dans la situation décrite, la campagne locale peut avoir accru la propension à déclarer des faits auparavant moins souvent signalés. Une partie de la hausse enregistrée pourrait alors refléter une amélioration de leur visibilité statistique. Une augmentation réelle des infractions reste néanmoins une autre hypothèse possible.
Pour départager ces explications, il faudrait examiner les évolutions d’une enquête de victimation utilisant une méthode stable, préciser les catégories d’infractions, tenir compte de la population exposée, étudier les conditions de dépôt de plainte et vérifier d’éventuels changements de procédure. Les statistiques judiciaires peuvent fournir un éclairage complémentaire, à condition de ne pas confondre infractions enregistrées, personnes mises en cause et condamnations.
Un indicateur administratif doit être interprété à partir de ce qu’il compte effectivement. La hausse de 25 % constitue un résultat certain pour la série présentée, mais l’explication de cette hausse exige des informations supplémentaires.