Depuis les années 1990, l’égalité entre les femmes et les hommes progresse dans le droit français. La révision constitutionnelle de 1999 permet de favoriser l’égal accès aux mandats électoraux, puis la loi du 6 juin 2000 impose des mécanismes de parité. D’autres textes renforcent la lutte contre les violences conjugales, le harcèlement et les discriminations professionnelles. La présence des femmes dans l’enseignement supérieur et dans de nombreuses professions qualifiées augmente fortement.
Les inégalités persistent pourtant. Les femmes restent plus nombreuses dans les emplois à temps partiel, assurent une part plus importante du travail domestique et sont sous-représentées dans certains postes dirigeants. Les écarts de salaire s’expliquent par plusieurs facteurs — métiers, temps de travail, interruptions de carrière — mais une part demeure liée aux différences de rémunération à caractéristiques comparables. Le mouvement #MeToo, à partir de 2017, rend plus visibles les violences sexistes et sexuelles.
La période montre un déplacement du problème : l’égalité juridique devient largement acquise, mais l’attention se porte sur les mécanismes sociaux qui produisent des écarts malgré des droits formellement identiques. Le débat contemporain associe donc droit, organisation du travail, normes culturelles et répartition des responsabilités familiales. La loi sur la parité de 2000 et les réformes ultérieures améliorent la représentation politique des femmes, mais les écarts professionnels et la répartition du travail domestique restent plus résistants.
