Adopté le 11 décembre 1997 et entré en vigueur en 2005, le protocole de Kyoto constitue la première tentative juridiquement contraignante de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle internationale. Il s’inscrit dans la convention climatique de 1992 et impose des objectifs chiffrés principalement aux pays industrialisés pour la période 2008-2012.
Le dispositif repose sur le principe des « responsabilités communes mais différenciées » : tous les États sont concernés par le climat, mais les pays industrialisés doivent fournir l’effort initial en raison de leurs émissions historiques et de leurs capacités économiques. Kyoto crée également des mécanismes de marché, comme l’échange de quotas et le mécanisme de développement propre, destinés à réduire le coût global des politiques climatiques.
Ses limites sont importantes. Les États-Unis signent le protocole mais ne le ratifient jamais, tandis que la Chine et d’autres pays émergents n’ont pas d’objectifs comparables dans cette première phase. L’architecture devient donc de moins en moins adaptée à la répartition réelle des émissions mondiales. Malgré cela, Kyoto constitue un précédent : il transforme le climat en domaine durable de négociation internationale et prépare les accords plus universels du XXIe siècle.
