Les migrations internationales augmentent avec la mondialisation, mais elles concernent une minorité de la population mondiale. Elles résultent de facteurs variés : emploi, études, regroupement familial, conflits, persécutions ou dégradation des conditions de vie. Les trajectoires ne suivent pas toutes un axe Sud-Nord : une part importante des migrations s’effectue entre pays voisins ou au sein d’une même région.
Les migrations de travail répondent aux besoins de secteurs où la main-d’œuvre manque et peuvent générer d’importants transferts financiers vers les pays d’origine. Les réfugiés relèvent d’un cadre juridique distinct, notamment la convention de Genève de 1951. Dans la pratique, les catégories peuvent se superposer et les routes migratoires exposent souvent les personnes à des réseaux de passeurs, à la violence ou à des traversées dangereuses.
La question devient fortement politisée dans les démocraties. Les débats portent sur le contrôle des frontières, l’asile, l’intégration, l’identité et les effets économiques. Les gouvernements cherchent à concilier plusieurs impératifs difficiles à harmoniser : souveraineté migratoire, obligations humanitaires, besoins du marché du travail et coopération avec les pays de départ ou de transit. Il faut distinguer migrations de travail, regroupement familial, études, asile et déplacements forcés : leurs causes, leurs droits et leurs effets politiques ne sont pas interchangeables.
