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FICHE 212 / 238

Mohamed Merah en 2012 : retour du terrorisme djihadiste sur le territoire français

Entre le 11 et le 19 mars 2012, Mohamed Merah assassine sept personnes à Toulouse et Montauban : trois militaires, puis un enseignant et trois enfants dans l’école juive Ozar Hatorah. Il affirme agir au nom d’Al-Qaïda et invoque notamment les opérations françaises en Afghanistan. Après plus de trente heures de siège, il est tué par le RAID le 22 mars.

Le parcours de Merah attire l’attention sur une forme de radicalisation différente des réseaux structurés des années 1990. Petit délinquant devenu djihadiste, il effectue des voyages au Pakistan et en Afghanistan mais agit seul au moment des attaques. La distinction entre « loup solitaire » et acteur connecté à une idéologie et à des réseaux est donc importante : l’autonomie opérationnelle n’implique pas l’isolement social ou doctrinal.

Les attentats de 2012 annoncent plusieurs caractéristiques de la vague suivante : ciblage de militaires et de Juifs, combinaison de propagande djihadiste et de trajectoires délinquantes, recours à des acteurs capables d’agir avec peu de moyens. Ils conduisent les services français à renforcer le suivi des individus radicalisés et rappellent que la menace peut provenir de citoyens français, non uniquement de commandos venus de l’étranger. Les attaques de mars 2012 visent successivement des militaires puis une école juive à Toulouse ; elles révèlent aussi l’importance de parcours radicalisés en partie construits en France et à l’étranger.