Travailler moins, est-ce mieux vivre ?
Oui, travailler moins, c’est mieux vivre
Pour les Grecs, le travail est méprisable
Selon Arendt, chez les Grecs, le travail n’est pas une manière de bien vivre car travailler c’est être continuellement occupé à chercher la satisfaction de ses besoins. L'esclave qui doit travailler est comme un animal, il passe sa vie à chercher le moyen de survivre. Alors, au contraire, la vie vraiment humaine, c’est celle où l’on est pas soumis à la nécessité de travailler. Si l’on a plus à se préoccuper de la satisfaction de nos besoins alors nous pouvons passer notre temps à des activités proprement humaines, c’est-à-dire des activités qui mobilisent et développent nos facultés intellectuelles: la philosophie, l’action politique, la contemplation … C'est pour cette raison que les Grecs ont des esclaves qui travaillent à leur place.
Les animaux travaillent-ils ?
Oui, car le travail permet de survivre, de satisfaire ses besoins
Il faut distinguer entre le travail et l’œuvre.
Hannah Arendt, dans La condition de l’homme moderne, distingue deux types de productions. La première est ce qu’elle va appeler "travail". Le travail n’est pas du tout ce qui humanise l’homme car c’est une activité animale, selon elle, qui ne vise qu’à | satisfaction des besoins vitaux. Elle parle « laborans » pour désigner celui qui travaille. Ce travail n’est pas valorisant car il ne laisse rien de durable derrière lui, il ne produit pas d’objet durable. Le travailleur produit quelque chose qui est consommé et donc disparaît, il doit donc recommencer et ainsi de suite. il ne fait cela que pour gagner de quoi survivre. A cela, elle oppose ce qu’elle nomme "l’œuvre", celui qui fait une œuvre (ici un objet durable) est un "homo faber". Il produit un objet dont il peut être fier, qui laisse une trace de son individualité dans le monde. C'est une production pleinement humaine selon elle. Le travail lui est animal et donc en un sens les animaux travaillent.
