Sommes-nous condamnés à travailler ?
Non, car le travail est plutôt un bienfait
Le travail rend l’homme plus libre et plus accompli
Le travail permet à l’homme en affrontant la dure résistance des choses de prendre conscience de ce qu’il est et de ce qu’il peut. En travaillant, il développe ses capacités et prend conscience de ce qu’il est au travers des produits de son travail qui sont l’expression de son intériorité (pensées, sentiments etc) et lui renvoie son image. L'artisan peut ainsi être fier du produit de son travail. Par ailleurs le travail nous apprend à effectuer en nous-mêmes un travail sur les désirs immédiats et à gagner en liberté sur nous-mêmes. Pour travailler, nous devons gagner en discipline et ne pas céder à nos désirs immédiats. Celui qui ne travaille pas, pour Hegel, ne développe donc pas ses capacités, ne prend pas conscience de lui-même au travers de ce qu’il transforme et ne devient pas indépendant c’est-à-dire capable de subvenir seul à ses besoins. C'est pourquoi le travail est plutôt un bienfait.
