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FICHE 116

La conférence de Copenhague en 2009 : les difficultés d’une diplomatie climatique universelle

Explorer ce thème dans le cours : Le climat, enjeu des relations internationales : accords, sommets et rapports de puissance

En décembre 2009, la conférence de Copenhague suscite l’espoir d’un accord climatique global, avant de révéler les profondes divergences entre les grandes puissances. Les attentes sont élevées : le premier cycle d’engagement de Kyoto approche de son terme et les gouvernements doivent envisager un cadre plus large, associant les principaux pays émetteurs. De nombreux chefs d’État et de gouvernement participent aux négociations. Pourtant, les désaccords persistent sur l’ampleur des réductions, le financement de l’adaptation et les obligations respectives des pays industrialisés et des puissances émergentes. Les tensions entre les États-Unis, la Chine, l’Union européenne et plusieurs groupes de pays en développement compliquent l’élaboration d’un texte partagé.

Un groupe restreint de dirigeants parvient finalement à un compromis politique, qui ne correspond pas à l’accord juridiquement contraignant initialement espéré. Le texte reconnaît l’importance de limiter l’augmentation de la température mondiale à moins de 2 °C et évoque le soutien financier à apporter aux pays en développement. Toutefois, la Conférence des parties se contente d’en prendre note, sans l’adopter comme un traité international contraignant. Les engagements nationaux qui suivent sont volontaires. L’événement est largement considéré comme un échec au regard des ambitions annoncées, même s’il laisse émerger des orientations qui seront reprises par les négociations suivantes.

L’accord issu de Copenhague reconnaît notamment l’objectif de limiter l’élévation des températures, mais il n’est pas adopté comme un traité universel comportant les engagements contraignants espérés. Les négociations soulignent l’influence des grandes puissances et le rôle croissant des pays émergents, dont les positions ne peuvent plus être traitées comme secondaires. Après cet échec relatif, la diplomatie climatique s’oriente vers un système de contributions nationales réexaminées dans un cadre collectif. Cette évolution aide à comprendre l’architecture retenue à Paris en 2015.