Vingt ans après Stockholm, le Sommet de la Terre de Rio, en juin 1992, associe protection environnementale et enjeux de développement dans une négociation mondiale. Vingt ans après Stockholm, elle réunit les questions écologiques et les inégalités de développement dans une perspective commune. Le rapport Brundtland de 1987 a popularisé la notion de développement durable, qui consiste à rechercher une amélioration des conditions de vie sans compromettre les possibilités des générations futures. À Rio, cette approche devient un langage central des relations internationales. Les États reconnaissent que croissance économique, lutte contre la pauvreté et protection des écosystèmes doivent être discutées ensemble.
Les négociations produisent notamment la Déclaration de Rio et le programme d’action Agenda 21. La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, adoptée à New York le 9 mai 1992, est ouverte à la signature pendant la conférence. Elle entre en vigueur en 1994 et établit le cadre institutionnel des futures négociations climatiques. Une autre convention importante concerne la diversité biologique. Le principe des responsabilités communes mais différenciées occupe une place majeure dans les discussions : tous les États participent à la protection de l’environnement mondial, mais leurs contributions doivent tenir compte de leurs situations et responsabilités historiques différentes.
Rio établit un cadre institutionnel durable, notamment avec l’ouverture à la signature de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et de la Convention sur la diversité biologique. La Déclaration de Rio inscrit les responsabilités différenciées dans les principes de la coopération, tandis qu’Action 21 formule un programme d’orientations. Ces textes ne contraignent pas uniformément les gouvernements à réduire leurs émissions. Leur importance réside plutôt dans la création d’enceintes de négociation et d’un langage partagé reliant développement, environnement et responsabilité internationale.
