Le traité de Maastricht crée en 1992 une Politique étrangère et de sécurité commune, la PESC. L’objectif est de permettre aux États membres d’adopter des positions et actions communes sur les grandes questions internationales. Le traité de Lisbonne renforce ensuite le Haut Représentant et crée le Service européen pour l’action extérieure.
La PESC demeure largement intergouvernementale. Les décisions importantes nécessitent souvent l’unanimité, ce qui protège la souveraineté nationale mais peut paralyser l’action lorsqu’un État s’y oppose. Les traditions diplomatiques, perceptions des menaces et intérêts économiques diffèrent fortement entre pays membres.
L’Union réussit davantage lorsque les États partagent une analyse commune : sanctions contre la Russie, négociations sur le nucléaire iranien ou missions civiles de stabilisation. Elle est moins efficace lorsque les intérêts nationaux divergent, comme lors de la guerre d’Irak en 2003. La diplomatie européenne apparaît donc comme une capacité additionnelle aux diplomaties nationales, dont la force dépend directement du degré de convergence politique entre gouvernements. Le défi consiste à rendre cette coordination suffisamment rapide pour peser dans des crises où les décisions se prennent parfois en quelques heures. La PESC naît avec Maastricht ; le traité de Lisbonne renforce ensuite la continuité institutionnelle en créant notamment un Haut Représentant également vice-président de la Commission.
