Le 30 septembre 2015, la Russie engage officiellement son aviation en Syrie à la demande du gouvernement de Damas. Moscou affirme combattre les organisations terroristes et défendre l’État syrien. L’objectif est aussi stratégique : empêcher la chute d’un allié ancien, conserver l’accès aux installations de Tartous et Hmeimim, démontrer les capacités militaires russes et imposer la Russie comme interlocuteur indispensable dans une crise majeure du Moyen-Orient.
L’intervention modifie le rapport de force. Soutenues par l’aviation russe, les forces gouvernementales reprennent plusieurs territoires, dont Alep-Est en 2016. Moscou combine opérations militaires, diplomatie et négociations avec la Turquie et l’Iran dans le cadre d’Astana à partir de 2017. La Russie ne remplace pas les États-Unis comme puissance dominante de toute la région, mais elle prouve qu’une intervention limitée et ciblée peut restaurer son influence. La Syrie devient une vitrine de son retour stratégique après les années 1990.
Moscou utilise également la Syrie pour tester des matériels, entraîner ses forces et démontrer sa capacité de projection. L’opération donne ainsi une dimension symbolique au redressement militaire russe engagé depuis les réformes des années 2000. L’intervention aérienne russe commence le 30 septembre 2015 à la demande du gouvernement syrien et transforme rapidement le rapport de forces en faveur de Damas.
