La connaissance scientifique progresse-t-elle par l’accumulation des faits ?
Oui, la science progresse lentement de manière continue
Les sciences progressent par petits changements
Duhem défend une thèse continuiste, c'est-à-dire qu'il s'oppose à l'idée que les sciences progresseraient par révolution ou rupture brutale. Pour lui, si nous avons l'impression d'une rupture brutale, par exemple au moment où l'on passe du modèle géocentrique au modèle héliocentrique, c'est que nous n'avons pas vu tous les petits changements discrets qui se sont accumulés pour que l'on arrive à cette décision.
« La science mécanique et physique dont s’enorgueillissent à bon droit les modernes découle, suite ininterrompue temps perfectionnements à peine sensibles, des doctrines professées au sein des écoles du Moyen Age; les prétendues révolutions intellectuelles n’ont été, le plus souvent, que des évolutions lentes et longuement préparées »
Duhem, Les origines de la statique
