Oslo devait conduire en quelques années à des négociations de statut final. Or les dossiers essentiels restent ouverts : Jérusalem, frontières, colonies israéliennes, réfugiés palestiniens et dispositifs de sécurité. Pendant la période intérimaire, la géographie de la Cisjordanie devient plus complexe, tandis que l’Autorité palestinienne ne dispose pas d’une souveraineté complète. Chaque camp interprète les violations et retards de l’autre comme la preuve d’une mauvaise foi structurelle.
Les violences accélèrent la défiance. Les attentats du Hamas et du Jihad islamique frappent des civils israéliens ; les mesures de sécurité israéliennes, les fermetures de territoires et la poursuite de la colonisation nourrissent le sentiment palestinien que l’occupation se transforme plutôt qu’elle ne disparaît. Les accords de Wye River de 1998 tentent de relancer le processus. En juillet 2000, le sommet de Camp David entre Ehud Barak et Yasser Arafat, sous médiation de Bill Clinton, ne débouche pas sur un accord final.
Les responsabilités de cet échec sont encore débattues et ne peuvent être réduites au refus d’un seul dirigeant. Les paramètres discutés à Camp David puis à Taba en janvier 2001 montrent qu’un compromis devient plus précis, mais le temps politique s’épuise. La seconde Intifada, commencée à l’automne 2000, détruit presque totalement le capital de confiance sur lequel reposait la logique graduelle d’Oslo. Les négociations de Camp David en juillet 2000 puis de Taba en janvier 2001 montrent que l’échec d’Oslo ne peut être ramené à un refus unique ou à un seul sommet manqué.
