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FICHE 59 / 238

Les accords d’Oslo de 1993 : la reconnaissance mutuelle entre Israël et l’OLP

Le processus d’Oslo naît de négociations secrètes menées en Norvège entre représentants israéliens et palestiniens. Le 9 septembre 1993, Yasser Arafat reconnaît au nom de l’OLP le droit d’Israël à exister en paix et en sécurité et renonce officiellement au terrorisme ; Yitzhak Rabin reconnaît en retour l’OLP comme représentante du peuple palestinien. Le 13 septembre, la Déclaration de principes est signée à Washington sous le regard de Bill Clinton. La poignée de main Rabin-Arafat devient le symbole d’une rupture historique.

Oslo repose sur une logique graduelle. Une Autorité palestinienne doit exercer des compétences limitées à Gaza et dans certaines zones de Cisjordanie, avant une extension progressive. Les accords intérimaires d’Oslo II de 1995 divisent notamment la Cisjordanie en zones A, B et C, avec des degrés différents de contrôle palestinien et israélien. Les questions les plus difficiles — frontières définitives, Jérusalem, réfugiés, colonies et sécurité — sont reportées à des négociations de statut final prévues dans un délai de cinq ans.

Cette méthode permet un commencement de coexistence institutionnelle mais crée aussi une fragilité : les sujets capables de faire échouer le processus sont précisément ceux qui ne sont pas réglés. Les attentats, l’expansion de certaines colonies, les restrictions de circulation et les crises politiques réduisent progressivement la confiance. Oslo est donc à la fois une reconnaissance mutuelle sans précédent et un accord intérimaire qui ne contient pas en lui-même le règlement final du conflit. Les lettres de reconnaissance mutuelle sont échangées le 9 septembre 1993, quatre jours avant la signature publique de la Déclaration de principes à Washington.