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FICHE 200 / 238

Les émeutes de 2005 : crise des banlieues et débat sur l’intégration

Le 27 octobre 2005, Zyed Benna et Bouna Traoré, deux adolescents de Clichy-sous-Bois, meurent électrocutés dans un transformateur électrique alors qu’ils cherchent à échapper à un contrôle de police. Leur mort déclenche des affrontements locaux qui s’étendent rapidement à de nombreuses communes. Pendant près de trois semaines, des véhicules et bâtiments publics sont incendiés. Les violences touchent surtout des quartiers populaires, mais leur géographie est nationale.

Le gouvernement de Dominique de Villepin décrète l’état d’urgence le 8 novembre en utilisant une loi de 1955, mesure très controversée. Les émeutes diminuent ensuite. Les causes sont multiples : chômage des jeunes, discriminations, relations tendues avec la police, ségrégation territoriale et sentiment d’injustice. Elles ne constituent pas une insurrection politique organisée et ne peuvent être expliquées uniquement par l’origine migratoire ou religieuse des participants.

La crise de 2005 marque un tournant dans le débat français sur l’intégration. Elle révèle l’écart entre égalité juridique et expériences quotidiennes d’inégalité. Elle accélère aussi les politiques de rénovation urbaine et de lutte contre les discriminations, sans résoudre les tensions de fond. Le souvenir des émeutes reste durable dans les débats sur la police, la jeunesse et les quartiers populaires. Les émeutes commencent après la mort de deux adolescents à Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005 ; l’état d’urgence est décrété le 8 novembre sur le fondement de la loi de 1955.