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FICHE 08 / 80

1979 : le second choc pétrolier accélère les transformations de l’économie mondiale

Le second choc pétrolier commence avec la révolution iranienne de 1978-1979. Les grèves puis la chute du shah perturbent fortement la production de l’un des principaux exportateurs mondiaux. La guerre Iran-Irak, déclenchée en septembre 1980, entretient ensuite l’incertitude. Entre 1978 et 1980, le prix du pétrole augmente très fortement, sans qu’un embargo coordonné comparable à celui de 1973 soit nécessaire : la peur de pénuries futures et les achats de précaution amplifient le mouvement. La guerre Iran-Irak, ouverte en septembre 1980, prolonge les perturbations de l’offre et contribue à maintenir les prix élevés au début de la décennie.

Pour les pays importateurs, ce nouveau choc intervient alors que l’inflation n’a pas été résorbée. Les banques centrales deviennent moins disposées à soutenir l’activité au prix d’une hausse supplémentaire des prix. Aux États-Unis, la Réserve fédérale dirigée par Paul Volcker adopte à l’automne 1979 une politique monétaire beaucoup plus restrictive. En Europe, plusieurs gouvernements privilégient également la désinflation et la maîtrise des coûts. La récession du début des années 1980 est sévère, notamment dans l’industrie.

Paradoxalement, le second choc prépare aussi la baisse du pouvoir de l’OPEP. Les économies occidentales réduisent leur intensité énergétique, le nucléaire progresse, l’extraction hors OPEP se développe en mer du Nord, au Mexique ou en Alaska et la récession limite la demande. Au milieu des années 1980, l’offre devient abondante et les prix chutent. Le choc de 1979 accélère donc à la fois la transition vers des politiques anti-inflationnistes et la diversification énergétique des économies développées.