Le conflit désigne une opposition entre plusieurs acteurs dont les intérêts, les objectifs, les valeurs ou les revendications sont incompatibles. Il peut opposer des États, des groupes sociaux, des organisations politiques ou des acteurs non étatiques. Un conflit n’implique donc pas nécessairement l’usage de la violence : une rivalité territoriale, économique ou diplomatique peut rester contenue dans la négociation. La guerre constitue une forme particulière de conflit caractérisée par un recours organisé et durable à la violence armée. Elle suppose généralement des acteurs identifiables, des objectifs politiques et une capacité à employer collectivement la force. Le nombre de victimes ou l’intensité de la violence ne suffisent cependant pas, à eux seuls, à définir une guerre. Une criminalité extrêmement violente peut ne pas poursuivre d’objectif politique comparable à celui d’une insurrection ou d’un conflit interétatique.
La paix doit également être distinguée de la simple cessation des combats. Un cessez-le-feu peut suspendre la violence sans régler les causes du conflit. La paix suppose donc, dans son sens le plus exigeant, la création d’un ordre suffisamment accepté pour rendre la reprise de la guerre moins probable. Le politiste norvégien Johan Galtung distingue à ce titre la paix négative, correspondant à l’absence de violence armée directe, et la paix positive, qui suppose également des institutions, des relations sociales et des conditions politiques permettant de traiter durablement les antagonismes.
