Le 23 juin 2016, 51,9 % des votants choisissent de quitter l’Union européenne, avec une participation de 72,2 %. Le résultat surprend une partie des observateurs et conduit David Cameron à annoncer sa démission. Il révèle une fracture territoriale nette : l’Angleterre et le pays de Galles votent majoritairement Leave, tandis que l’Écosse et l’Irlande du Nord votent Remain.
La campagne porte sur la souveraineté, l’immigration, les contributions budgétaires et la capacité du Royaume-Uni à négocier librement ses politiques commerciales. Les deux camps utilisent des arguments économiques parfois très contestés. Les réseaux sociaux et la personnalisation du débat autour de Boris Johnson et Nigel Farage contribuent à transformer la consultation en affrontement sur l’identité politique du pays.
Le résultat ne précise pas la forme du Brexit. Quitter l’Union peut signifier rester dans le marché unique, dans une union douanière ou rompre plus largement avec les règles communes. Les années suivantes sont donc dominées par une question absente du bulletin : quel degré de séparation les électeurs ont-ils réellement mandaté ? Le référendum crée ainsi une décision claire sur le principe, mais une forte incertitude sur son contenu.
