Hong Kong est rétrocédée par le Royaume-Uni à la Chine le 1er juillet 1997. La Loi fondamentale garantit jusqu’en 2047 un « haut degré d’autonomie », des libertés civiles et un système juridique distinct selon le principe « un pays, deux systèmes ». La ville conserve son rôle financier mondial, mais les tensions augmentent sur le rythme de démocratisation et l’influence du gouvernement central.
En 2014, le mouvement des Parapluies réclame une véritable élection libre du chef de l’exécutif. En 2019, un projet de loi sur l’extradition déclenche des manifestations beaucoup plus vastes, mêlant revendications démocratiques et inquiétude identitaire. Pékin répond en imposant en juin 2020 une loi de sécurité nationale qui réduit fortement l’espace de l’opposition organisée. L’évolution de Hong Kong illustre la priorité accordée par Xi Jinping à la souveraineté et au contrôle politique sur les garanties d’autonomie politique.
La trajectoire de Hong Kong modifie aussi les perceptions à Taïwan : l’érosion de l’autonomie promise affaiblit fortement l’attractivité du modèle « un pays, deux systèmes » que Pékin présente comme cadre possible d’une réunification pacifique. La rétrocession du 1er juillet 1997 garantit en principe un « haut degré d’autonomie » pendant cinquante ans ; les mobilisations de 2014 et 2019 révèlent l’érosion de cette confiance.
