Xi Jinping devient secrétaire général du Parti communiste chinois en novembre 2012 puis président de la République en mars 2013. Il lance une vaste campagne anticorruption qui sanctionne de nombreux cadres et renforce simultanément son contrôle sur l’appareil. Les groupes dirigeants du Parti supervisent davantage l’économie, la sécurité et l’idéologie. En 2018, la limitation constitutionnelle à deux mandats présidentiels est supprimée, signalant une rupture avec certaines pratiques de succession établies après Mao.
Sur le plan extérieur, Xi présente le « rêve chinois » comme le retour du pays à une position centrale. Les dépenses militaires augmentent, les nouvelles routes de la soie sont lancées en 2013 et Pékin adopte une diplomatie plus affirmée en mer de Chine. Cette politique ne signifie pas l’abandon de l’interdépendance : la Chine reste profondément intégrée au commerce mondial. Elle combine désormais ouverture économique sélective, contrôle politique renforcé et ambition de peser davantage sur les règles internationales.
La campagne anticorruption possède une double dimension : elle répond à un problème réel de légitimité et élimine aussi des réseaux rivaux. Cette combinaison de réforme administrative et de consolidation personnelle est caractéristique de la nouvelle phase du régime.
