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FICHE 102 / 238

L’entrée de la Chine dans l’OMC en 2001 : une étape majeure de la mondialisation

Après quinze années de négociations, la Chine devient membre de l’Organisation mondiale du commerce le 11 décembre 2001. Pékin accepte de réduire de nombreux droits de douane, d’ouvrir davantage certains marchés et d’adapter ses règles commerciales. Pour les dirigeants chinois, l’adhésion fournit un accès plus stable aux marchés étrangers et impose des disciplines susceptibles d’accélérer les réformes internes.

L’effet sur l’économie mondiale est considérable. Les exportations chinoises progressent rapidement, les investissements directs étrangers affluent et les chaînes de valeur se réorganisent autour de la production chinoise. Les consommateurs occidentaux bénéficient de biens moins chers, tandis que certaines régions industrielles subissent une concurrence accrue. L’adhésion ne transforme pourtant pas la Chine en économie libérale classique : entreprises publiques, crédit administré et politiques industrielles restent importants. L’OMC accélère donc l’intégration chinoise sans effacer les spécificités de son modèle.

L’adhésion accélère aussi une interdépendance nouvelle : entreprises occidentales dépendent davantage des capacités productives chinoises, tandis que la Chine dépend des débouchés extérieurs et des technologies importées. La relation est donc structurellement réciproque avant de devenir plus conflictuelle. Cette insertion dans un cadre multilatéral renforce aussi la prévisibilité juridique des échanges, sans empêcher Pékin de conserver une politique industrielle active.