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La fin du mandat britannique sur la Palestine intervient dans un contexte de confrontation croissante entre mouvements nationaux juif et arabe palestinien. En novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations unies adopte un plan prévoyant la création de deux États et un statut international pour Jérusalem. Le mouvement sioniste accepte le principe du partage, tandis que les représentants arabes le refusent, le jugeant injuste. Après la proclamation de l’État d’Israël en mai 1948, plusieurs États arabes interviennent militairement. La guerre se termine en 1949 par des armistices. Israël contrôle alors un territoire plus vaste que celui qui lui était attribué par le plan de partage. Pour les Israéliens, la guerre est celle de l’indépendance et de la survie du nouvel État. Pour les Palestiniens, elle correspond à la Nakba, la « catastrophe » : plusieurs centaines de milliers de Palestiniens sont déplacés ou deviennent réfugiés.

La guerre crée donc deux réalités politiques durables : l’existence d’Israël et une question palestinienne qui ne reçoit pas de règlement souverain. Les conventions d’armistice de 1949 mettent fin aux combats sans constituer de véritables traités de paix. La distinction entre cessation de la guerre et résolution du conflit apparaît ici avec une particulière netteté.