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La crise de Suez en 1956 commence après la nationalisation du canal par le président égyptien Gamal Abdel Nasser. Israël, la France et le Royaume-Uni interviennent militairement. La pression conjointe des États-Unis et de l’URSS impose cependant leur retrait. Le cas est remarquable : un succès militaire peut devenir un échec politique lorsque le rapport de force diplomatique international lui retire sa valeur. La guerre des Six Jours de juin 1967 transforme plus profondément encore la géographie régionale. Israël occupe le Sinaï, Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et le Golan. La résolution 242 du Conseil de sécurité associe alors deux principes appelés à structurer les négociations futures : retrait de territoires occupés et reconnaissance du droit des États de la région à vivre en sécurité.

En octobre 1973, l’Égypte et la Syrie attaquent Israël pour modifier le statu quo issu de 1967. Israël reprend finalement l’initiative, sans que le résultat puisse être réduit à une simple victoire militaire. Pour l’Égypte, la guerre restaure une capacité de négociation et permet au président Anouar el-Sadate de rechercher ensuite une solution diplomatique. Cette succession montre un principe fondamental du thème : la guerre transforme le rapport de force dans lequel la paix peut ensuite être négociée.