Après la guerre de 1973, le président égyptien Anouar el-Sadate change progressivement de stratégie. En 1977, il effectue une visite spectaculaire à Jérusalem. Sous la médiation du président américain Jimmy Carter, Sadate et le Premier ministre israélien Menahem Begin négocient à Camp David en septembre 1978. Le traité de paix est signé le 26 mars 1979. Le compromis repose sur une logique claire : territoire contre paix. Israël restitue progressivement le Sinaï à l’Égypte. L’Égypte reconnaît Israël et met fin à l’état de guerre. La médiation américaine joue un rôle déterminant. Washington possède suffisamment de ressources diplomatiques, économiques et stratégiques pour offrir des garanties aux deux parties. Le traité constitue une réussite durable : l’Égypte et Israël ne reprennent pas la guerre l’un contre l’autre. Cependant, il ne règle pas la question palestinienne. Le cadre d’autonomie envisagé reste sans application. La paix progresse donc par séparation des dossiers. C’est à la fois sa force et sa limite : résoudre une rivalité interétatique devient possible parce que la question la plus complexe est reportée.
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