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FICHE 40 / 45

La première guerre du Golfe : une guerre interétatique encadrée par la sécurité collective

Explorer ce thème dans le cours : Les deux guerres du Golfe (1991 et 2003) et leurs prolongements : d’une guerre interétatique à un conflit asymétrique

Le 2 août 1990, l’Irak de Saddam Hussein envahit le Koweït. Cette invasion viole directement la souveraineté d’un État membre des Nations unies. Le Conseil de sécurité condamne l’agression, impose des sanctions puis autorise l’usage de la force si l’Irak ne se retire pas. Une large coalition conduite par les États-Unis intervient au début de 1991. L’objectif politique est clairement défini : libérer le Koweït et restaurer sa souveraineté, non conquérir et administrer l’Irak. La supériorité militaire de la coalition permet une campagne rapide. Après la défaite des forces irakiennes, l’offensive s’arrête sans marche sur Bagdad. Ce choix est souvent débattu, mais il répond alors à la logique du mandat et de la coalition. La guerre de 1991 offre donc une illustration particulièrement lisible du principe clausewitzien de proportion entre but politique et moyens militaires. Elle illustre également une période exceptionnelle de coopération au Conseil de sécurité après la fin de la guerre froide. Cependant, la paix obtenue reste incomplète. Saddam Hussein reste au pouvoir. Des sanctions, inspections et tensions se poursuivent pendant les années 1990. La victoire de 1991 règle l’invasion du Koweït ; elle ne résout pas toutes les rivalités du Golfe.